Источник, колодец, фонтан (заметки к средневековому итальянскому материалу)статья

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[1] Вальков Д. В. Источник, колодец, фонтан (заметки к средневековому итальянскому материалу) // Вопросы эпиграфики / Под ред. Д. В. Вальков. — Т. 10. — Университет Дмитрия Пожарского, Москва, 2018. — С. 389–414. Keywords: font, font baptismal, puits, fontaine, pierre, ville, Moyen Âge italien, épigraphie, commune, habitat. La consommation et l’usage de l’eau sur l’étendue de l’habitat urbain dans l’Italie en tran-sition de l’Antiquité tardive au Moyen Âge central n’aboutissait pas aux nécessités par excellence physiologiques ou sanitaires des communautés. Le fonctionnement des communications de pompage, d’adduction et de distribution de l’eau, empruntées de l’Antiquité romaine, permettait à la fin de l’époque antique et aux premiers siècles du Moyen Âge italien l’existence des fonts baptismaux (fontes), des bains et piscines (balnea), aussi bien que des canthares (canthari) liés principalement aux complexes basilicaux. Leur fonctionnement était étroitement conjugué aux travaux de restauration et de réaménagement des segments des aqueducs antiques, aux entrepris-es de drainage et de bonification des territoires adjacents aux basiliques et couvents, les travaux étant démarrés en majeure partie par les représentants des élites urbaines locales, ainsi que par les officiers ecclésiastiques et évêques. Aux VIe–VIIIe siècles, la transformation régressive de l’habitat et le déclin de l’infrastructure de la ville antique commençant à se manifester dans l’Italie, les écoulements naturels de l’eau et les puits (putei) assument une importance non négli-geable. À l’époque de passage du haut Moyen Âge au Moyen Âge central des puits en accès pub-lic, aménagés et surveillés par de nombreux groupes fort hétérogènes de la population locale, nourrissaient de vastes territoires dans Rome, conçus pour devenir des marqueurs topographiques importants. Tout comme les fonts baptismaux et sous certaine perspective les canthares basili-caux, les puits du haut Moyen Âge italien réalisent par excellence la métaphore du Christ, dont témoigne leur décore, aussi bien que des textes épigraphiques attachés. Au tournant du XIe siècle, la margelle du puits, actuellement dans la basilique romaine de Saint-Barthélemy-en-l’Île, est en-gagée à visualiser l’idéologie ottonienne faisant reflet de l’Empire chrétien universel. À l’époque des secondes communes les margelles des puits commencent à tracer la trajectoire d’une certaine sécularisation. Les représentations du Christ et des Saints cèdent place à l’intention de promulguer des armoiries familiales, corporatives et seigneuriales ; les citations de Bible et d’Évangile se retirent face à l’afflue des textes commémoratifs et élogieux. Les margelles des puits aménagés sur les terres communales en accès public ou bien sur d’autres lots de terrain de facto ouverts à telle façon d’accès commémorent la volonté et perpétuent la gloire y comprise posthume des individus ou des groupes d’individus, deviennent à certain égard des insignes individuelles, familiales ou corporatives marquant l’engagement dans la vie des communautés urbaines. Étant résultat de l’aménagement de l’habitat, voulu par les offices communaux ou par les seigneurs, les puits et leurs margelles impliquent l’emprise de la taxie du pouvoir, en reflétant l’impact du pouvoir sur l’espace urbain. L’invention cruciale de l’époque communale, réalisée derrière les épaules du millénaire médiéval, continuant à influencer l’urbanisme européen moderne, consiste en usage de l’eau en tant que base de composition des ensembles architecturaux. L’apparition des ensembles architecturaux dont l’eau était le centre visuel coïncide à la promulgation à travers les statuts communaux des normes de l’usage et traitement de ces ensembles (à titre d’exemple il faut citer les statuts de Viterbe datés de 1251). Une quantité de règles et réglementations promulguées, l’eau et les monuments en question ont été exclus de l’usage aussi sacré que profane (qui était par contre typique et évident quant aux fonts baptismaux, piscines, bains, canthares et puits). Les fontaines en cours d’aménagement dans les villes italiennes à partir le dernier tiers du XIIIe siècle annoncent, en anticipant sur l’urbanisme de la Renaissance, l’usage récréatif de l’eau, tandis que le décor des fontaines prête du support matériel aux discours de l’idéologie communale et seigneuriale.

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